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Ouverture des lignes vers le Maroc ?

SNCMDès le mois de juin prochain, Daniel Berrebi, un candidat à la reprise de la SNCM, veut ouvrir des lignes vers le Maroc au départ de Marseille. Berrebi a déposé une offre ferme pour la reprise de la Société Nationale
maritime Corse Méditerranée. Il ne cache pas sa détermination à aller au bout de ses ambitions.

 

Dans un entretien avec la presse, Berrebi a confié : ‘‘Notre plan à six et non pas cinq navires pourrait faire encore un peu tiquer Bruxelles mais le 6ème sert à lancer une nouvelle ligne, sur le Maroc’’. Avec beaucoup de fierté et rempli d’espoir, il a ajouté : ‘‘Avec le démarrage du Maroc, nous ne serons pas loin de 800 CDI, ce qui est le nombre optimum pour faire tourner cette entreprise de manière pérenne’’. A la question portant sur la constitution du montage de cette offre, Berrebi fait remarquer que France Ferries est la holding de tête avec deux sociétés d’exploitation correspondant aux deux pavillons différents. U Batellu, société de desserte de la Corse, exploitera les quatre navires de la DSP sous pavillon français premier registre, tandis que Maghreb Ferries, sous pavillon européen, se consacrera à l’Algérie, la Tunisie et au Maroc. Il a assuré que le service hôtelier et accueil serait composé de personnel Maghrébin tandis que les équipages pont et machine seraient 100 % français. Le lancement de la ligne au Maroc démarrera en juin avec le Méditerranée
qui fera deux allers-retours par semaine sur Tanger. De son côté, le Danielle Casanova assurera deux allers-retours par semaine sur Tunis et un sur Alger. Berrebi compte négocier de nouveaux accords avec l’ENTMV (Algérie Ferries) et avec la Compagnie tunisienne de navigation. Il affirme sans ambages que le projet de lancement du fret vers le Maghreb est très avancé. Ce projet passera par le placement d’un navire ropax de la Corse sur le Maghreb et l’acquisition d’un navire d’occasion pour la Corse.

Financièrement, Berrebi déclare que le projet coûte 100 millions d’euros, dont 20 millions provenant de Baja Ferries et 80 millions de concours bancaires. Réalisé avec l’appui de la banque Oddo, le montage se fait avec des financements français. En outre, un investissement de 35 millions d’euros est envisagé en moins de trois ans pour remettre un peu d’ordre, notamment l’installation des scrubbers (épurateurs de fumée). Le Danielle Casanova pourra être remplacé d’ici 2017-2018. Dans l’offre proposée par Berrebi et son équipe, il ne faut pas s’attendre maintenant à la société d’économie mixte qui n’est pas encore une priorité. Ce qui est prioritaire pour Berrebi c’est le renouvellement de la flotte, à commencer par le Monte d’Oro. Notre héros ne voit aucun risque dans le fait d’avoir une flotte en copropriété avec la Corse, et affirme avoir déjà discuté avec la Collectivité territoriale de Corse sur la manière de renouveler la flotte. Ainsi, ce renouvellement sera fait cette même année avec un chantier européen, STX à Saint-Nazaire si c’est possible, sinon en Espagne ou en Italie, a-t-il rassuré.

Face à la concurrence, Berrebi se montre courageux : ‘‘Je suis un vrai armateur de ferries. Je me suis battu dans des secteurs difficiles, comme le Mexique ou les États-Unis, mais j’ai réussi’’. Baja Ferries fait plus de 500 personnes et American Cruise Ferries 160 sur la ligne Porto - Rico - Saint -Domingue. Soulignant que ses affaires ‘‘se portent bien’’, Berrebi fait savoir son projet de revenir présider France Ferries en France, à Marseille.

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