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Interview avec M. Issoufou Sidibé DG de l’Office ivoirien des chargeurs, Heureux d’être parmi vous !

Issoufou Sidibé est une personne très dynamique. Lors de son passage au Maroc le mois de mai, il a eu l’occasion de visiter les infrastructures et installations portuaires de notre pays. Il a aussi assisté à la remise des prix au ‘‘Moroccan Logistics Awards’’ et visité le salon Logismed. C’est là que nous l’avons rencontré. Il a accepté, avec son sourire habituel, de partager avec nos lecteurs ses ambitions pour le secteur logistique en Côte d’Ivoire et aussi en Afrique.

T&L : Nous vous souhaitons la bienvenue au Maroc. Pouvez-vous nous présenter l’OIC ?

Issoufou Sidibé : L’OIC est un conseil de chargeurs. Il regroupe tous les chargeurs Ivoiriens. Par cette appellation, on désigne toute personne (physique ou morale) propriétaire d’une marchandise et amenée à la déplacer d’un point à un autre, le transport étant une activité principale de ce déplacement. Le rôle majeur de l’OIC est de porter assistance à l’ensemble des acteurs.

Comment se déroule votre visite au Maroc ?

Je suis arrivé hier et j’ai pu assister à la cérémonie de remise des prix lors du ‘‘Moroccan Logistics Awards 2017’’. Aujourd’hui, j’ai visité le port pendant la matinée et cet après - midi je viens
visiter le salon Logismed.

Le port de Casablanca connaît un grand progrès en termes de réalisation d’infrastructures et aussi en termes de flux.

Le MLA était une occasion pour moi d’assister à la présentation des projets candidats et je profite de l’occasion pour féliciter tous les gagnants.

Aujourd’hui, nous sommes à Logismed. A travers les stands, nous avons apprécié la richesse et la diversité des solutions présentées. Pour nous, nous y assistons pour la première fois et nous sommes heureux d’y être. Nous avons d’ailleurs scellé un accord avec Logismed.

 Quelle est votre propre évaluation du salon ?

C’est un cadre très riche en termes d’échanges. Je visite plusieurs salons et j’assiste à beaucoup d’événements du secteur surtout en Europe, mais il y a ici une note spéciale pour moi. Les préoccupations nous touchent de plus près. Je touche du doigt l’intérêt suscité par les propositions.

 Comment vous trouvez la coopération entre le Maroc et la Côte d’Ivoire dans le secteur logistique ?

Nous avons été témoins de la visite de Sa majesté le Roi Mohamed VI en Côte d’Ivoire. Nous avons d’ailleurs été un acteur privilégié et un accord a été signé entre notre organisme et l’AMDL dans le cadre du développement du secteur de la logistique en Côte d’Ivoire. Auparavant, nous avions effectué une visite  au Maroc pour voir de près les réalisations. L’AMDL travaille efficacement et elle a développé une stratégie logistique pour le pays. A travers notre accord avec elle, nous cherchons à atteindre les objectifs suivants :

- Créer un corridor logistique Maroc - Côte d’Ivoire ;

 – Avec l’appui et l’assistance de l’AMDL, développer des zones logistiques en Côte d’Ivoire ; et trouver des stages de formation pour nos étudiants

- Renforcer les capacités des ressources humaines à travers la formation des formateurs, et trouver des stages de formation pour nos étudiants.

Ce sont là les trois axes majeurs de notre convention.

L’Afrique, comment progresse-t-elle dans ce secteur ?

Il faut l’avouer : Il y a un net progrès. La situation des infrastructures n’est plus celle d’il y a dix ans ! C’est vrai, nous n’avons pas encore atteint un niveau proche de celui de l’Europe. Mais nous devons continuer pour mettre en place des infrastructures  à la hauteur de nos ambitions.

Et à part les infrastructures ?

Dans un premier temps, il faut préparer le cadre juridique adapté, c’est-à-dire doter nos pays de lois qui accompagnent le développement. Pour savoir l’importance du secteur dans nos économies, nous devons nous demander : Quel en est l’apport dans le PIB de nos pays ?

Ensuite, il faut améliorer le coût logistique, c’est-à-dire le tirer vers le bas. Ceci va aider à créer la valeur ajoutée et à ce moment on sentira mieux le poids du secteur dans nos économies.

Deuxième axe important, celui des investissements. Le secteur est très capitalistique et demande des investissements très lourds, donc des levées de fonds. Le financement
constitue vraiment un facteur bloquant. Nous estimons qu’il y a des moyens pour surmonter cet obstacle avec l’appui de l’Etat, surtout pour trouver le foncier.

En Côte d’Ivoire, êtes-vous dans ce chemin ?

Beaucoup d’opérateurs agissent d’une façon individuelle ; nous sommes en train de regrouper les efforts pour former des ensembles qui vont œuvrer pour réduire le coût logistique.

Votre dernier mot : Que pouvez-vous dire pour encourager les opérateurs et les acteurs marocains ?

Ce que je peux ajouter est que je suis vraiment heureux d’être parmi vous au Maroc. Vous êtes une population très accueillante, ce qui nous ne surprend pas. Nos pays maintiennent de très bonnes relations depuis l’ère du Roi Hassan II et du président Houphouët Boigny. Cette relation se perpétue entre sa Majesté le Roi Mohamed VI et son Excellence le Président Alassane Ouattara. Nous ne pouvons qu’être derrière eux et passer aux actes. Nous œuvrons dans la continuité de leurs actes politiques.

Propos recueillis par Hammou Jdioui

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