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Indice mondial de Performance Logistique, Le Maroc recule à la 86ème place

Dans le classement des 160 pays en fonction de l’indice mondial 2016 de performance logistique (IPL), le Maroc recule de 36 rangs. Alors qu’il était 50ème sur 166 pays en 2012, le Maroc se situe aujourd’hui au 86ème rang sur un total de 160 pays. Pour justifier cette dégringolade, les services douaniers et la capacité de suivi et de traçabilité sont particulièrement visés.

Le Maroc perd 24 places dans le classement mondial des pays en fonction de leur performance logistique. Sur un total de 160 pays, le Maroc se situe au 86ème rang, avec un score de 2,67 points dans l’indice de performance logistique 2016 (IPL) publié par la Banque mondiale. Or, il y a quatre ans, le Maroc était 50ème sur 166 pays (en 2012). Permettant de classer les pays en fonction de la logistique au niveau du commerce extérieur, l’IPL varie de 1 à 5 (la note la plus élevée représente la meilleure performance). Certes, le Maroc est bien placé en ce qui concerne la qualité des infrastructures, mais il subit indéniablement les conséquences des relâchements et dysfonctionnements sur la chaîne de prestations au commerce extérieur. En particulier, les services douaniers, dont on a pourtant loué les avancées ces dernières années, sont pointés du doigt. En conséquence, Rabat se place au 124ème rang quant au rendement des services douaniers alors que le Maroc était classé 73ème en 2014. Et, en termes de suivi et de traçabilité, il occupe le 122ème rang. Par son rôle de connexion avec l’international, la qualité du transport routier à l’intérieur influe forcément sur la compétitivité à la sortie. 

Concernant la facilité de l’organisation des expéditions à des prix concurrentiels, le Maroc se positionne 54ème et serait dans le premier tiers du classement. Sur le créneau de la qualité de l’infrastructure, le pays arrive 90ème. Les équipementiers ont du mal à réagir efficacement à des cycles de commande très courts, alors que ce secteur est justement caractérisé par de strictes exigences en termes de délais de livraison. La Banque mondiale affirme que le Maroc pourrait servir d’exemple de pays qui, en raison de ses programmes, ne connaît pas une grave pénurie de personnel de direction. Toutefois, il est très difficile de trouver des travailleurs sur les niveaux de sophistication inférieurs, notamment les chauffeurs de camion et les opérateurs d’entrepôt. Toutes les entreprises de prestations logistiques s’en plaignent.

« Il est très difficile de trouver des travailleurs sur les niveaux de sophistication inférieurs, notamment les chauffeurs de camion et les opérateurs d’entrepôt ».

Dans sa dernière édition du rapport bisannuel ‘‘Connecting to Compete 2016 : Trade Logistics in the Global Economy’’ la Banque mondiale détaille les principales contraintes de la logistique. L’étude classe les pays en fonction de leurs performances dans le domaine de la logistique du commerce extérieur. Cette année, le Maroc devance la Tunisie (110e) mais fait moins bien que l’Egypte (49e), le Botswana, l’Ouganda et le Burkina Faso. L’évaluation effectuée par la Banque mondiale porte sur un certain nombre d’aspects du commerce reconnus comme facteurs importants de développement. En particulier, la Banque pointe le manque d’efficacité dans la chaîne d’approvisionnement, qui est l’un des obstacles majeurs à l’intégration commerciale.

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